Qu’est-ce que l’art officiel ?

 

L’art ne doit-il pas être porteur de questionnements,
d’émotions, de sensibilité et d’amour ?
C’est à travers ces critères que nous révélons notre être.

 

L’art contemporain
perd souvent ces objectifs
pour se perdre
dans des stratèges intellectuels.

 

Voulant paraître plutôt que d’être,
à l’image de notre société mentale,
qui cherche toujours autre chose,
qui cherche toujours la nouveauté
au détriment de l’approfondissement de la sincérité.

Nous sommes dans une société qui se fuit en permanence,
une société qui veut perpétuellement créer de nouveaux produits
pour nous faire croire que seul
ce qui est nouveau est digne d’intérêt et de vie.

L’art contemporain n’échappe pas à ces critères
et il en est souvent froid, insipide, enfermant et limitant.
De ce fait, il doit s’expliquer puisqu’il n’est que mental,

 

il prend ses spectateurs
pour des naïfs idiots
à qui l’on veut faire gober
qu’une merde de chien
peut être de l’art,

 

comme la vie de merde peut être notre art,
c’est tout l’art de l’art officiel contemporain,
il se calque à la réalité de la société.
L’art doit s’expliquer
pour compenser son incapacité à dégager de l’émotion,
du sens.
Il est juste là, pour que vous vous posiez la question :
C’est quoi ce truc ? 
sans que vous ne puissiez avouer votre impuissance
à l’expliquer, ayant peur de passer pour un naz !

Les créateurs de cet art pensent
que nous sommes dans l’incapacité de réfléchir,
de comprendre et ils se sentent obligés de tout expliquer,
même l’inexplicable.
Ils intellectualisent leurs propos pour paraître crédibles,
faisant croire que l’art est difficilement accessible pour tous.
Plus l’art est incompréhensible, plus il est génial,
c’est le nouveau crédo artistique, dit contemporain.

 

On impose aux spectateurs cet art,
comme le seul art crédible,
on crée un artiste
pour créer un marché.

 

L’artiste n’étant qu’un outil producteur d’objets artistiques
aux mains des commerciaux, vendeurs de rêves sans rêve.
Prisonnier du système d’exploitation mercantile.
Il pense être un artiste affirmé
et il ne manque pas de l’affirmer avec force pour satisfaire son égo.
Il se satisfait de ceux qui viennent défiler devant ses « œuvres »,
qui comme des moutons veulent être au fait des dernières tendances,
même si, ils ne comprennent rien à ce qu’ils voient.
Les pseudo-intellectuels qui pensent être supérieurs à la masse
de ceux qu’ils considèrent comme incultes,
ceux qui ne comprennent pas ces nouvelles tendances,
ceux qui restent interrogatifs
devant un tas de merde exposé sous vitrine.

Est-ce la représentation de la création actuelle ?
Nous sommes en droit de nous le demander.

L’art devrait être accessible à tous
et certains artistes avancent cette idée en permanence
pour en tirer des subventions avantageuses.
Mais comment rendre accessible
ce qui est incompréhensible et sans intérêt ? 
C’est toute l’ambiguïté du milieu artistique contemporain,
qui se morfond dans une forme d’élitisme des égos.

L’art officiel contemporain se cantonne
dans des boîtes que l’on appelle musées,
opéras, galeries et cet art s’ouvre peu.
Ne serait-il pas coincé dans des structures capitalistes
et bourgeoises, imposées par des dirigeants avachis
dans le confort discret et obsolète de leur lourd passé.
N’essayeraient-ils pas à tout prix de mettre
de la jeunesse dans leur vie,
en se donnant un genre post-tendance, en achetant,
sous les conseils de spécialistes mercantiles,
les dernières merdes des créateurs les plus côtés.

Bien entendu, il ne faut pas faire de généralité d’une tendance.
Heureusement qu’il existe de nombreux passionnés
qui réalisent le travail de démocratisation
à la place des structures officielles et de tous ceux
qui gravitent autour de la culture d’État.
Ceux qui ont des initiatives pour promouvoir
d’autres formes d’art jusqu’au fond des campagnes.

 

Un art plus réaliste,
plus humain,
moins intellectuel,
moins snob, plus ouvert.

 

De nombreux artistes pâtissent de ce fait,
du manque d’aide et d’intérêt pour leur art, plus sincère, plus vrai.
Parce que l’art officiel pompe tous les budgets dédiés à la culture,
pour se les partager entre tous les acteurs de ce beau monde.

 

C’est un raquette organisé
par l’ensemble du système
culturel officiel sous l’oeil
bienveillant de nos dirigeants.

 

Les autres artistes, ceux qui ne sont pas intégrés
à ce système sont marginalisés et doivent vivre avec très peu de moyens. 
L’état culturel impose sa loi des marchés et des styles,
rendant difficile la vie de la majorité des artistes qui survivent.
Alors que la France est un des pays
qui détient le plus fort budget alloué à la culture,
la redistribution ne se faisant que pour une élite 
vouée corps et âme au système
pour ses petits intérêts bas et mercantiles.

 

Gratitude…

                                                  Koko

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