Et si la corrida c’était çà !

 

Je suis pour que l’on renverse
les rôles de la corrida.

Les règles en seraient simples, il faudrait choisir un beau toréro,
jeune de préférence, et sans expérience.
Le lâcher au centre d’une arène,
face à un grand taureau expérimenté entouré par quelques taureaux,
fiers, impatients et en attente de leur proie.
Les gradins seraient remplis à craquer d’aficionados affamés de sang.

 

Jubilatoire, non !

 

On lâcherait le jeune torero au milieu de la scène,
un peu drogué pour qu’il ne soit pas en possession de tous ses moyens
et qu’il soit juste armé de deux petits couteaux à bout rond,
et là les taureaux pourraient commencer leur jeu pervers
et narcissique à essayer de faire croire qu’ils sont moins forts,
face à l’agilité de ce petit freluquet armé jusqu’aux dents.

Ils commenceraient à lui tourner autour
dans tous les sens pour le faire courir, pour l’épuiser.
Ils le taquineraient en lui plantant leurs cornes
de part et d’autre de son corps.
Les aficionados hurleraient pour les encourager et pour apeurer le toréro.
Le pauvre, coincé dans l’arène,
sans aucune issue pour en sortir courait dans tous les sens,
paniqué, l’odeur de son sang dans les narines, essoufflé, exténué,
ne pouvant s’extraire au choix de son destin,
il combattrait avec fierté, pour sa survie.
Il serait face à ses bourreaux qui auront décidé de son sort
parce que justement c’est un toréro vaillant.

Et le public assoiffé,
qui veut sa part de sang criera

 

« A mort, à mort… ».

 

Et le pauvre torero, se trouvant au milieu de l’arène,
en plein soleil, la langue pendante, assoiffé, le dos ensanglanté,
la tête tombante, mais toujours debout, serait en attente de son sort.

Le grand taureau, les cornes acérées, se placera face à lui,
au centre de l’arène, en agitant une cape rouge.
Et dans un dernier sursaut de courage, dans un geste d’ultime défense,
le toréro chargera.
Suspendu aux cris de la foule,
le taureau plantera ses cornes dans le dos du torero
qui s’écroulera dans sa mare de sang.

 

La gloire du taureau sera,
pour ce grand combat,
à son paroxysme
sous la jubilation de la foule en délire.

 

                                      Gratitude…

                                         Koko

 

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