Et si je me présentais

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Mais au fait, qui suis-je ?

 

Je me surnomme Koko,
c’est le surnom que l’on me donnait petit
et que j’ai décidé de reprendre
tardivement, pourquoi ?

 

C’est un choix très symbolique.
Enfant, on est nature, spontané, joyeux, innocent,
avec beaucoup d’énergie et de créativité, ce que j’étais.

J’étais comme la majorité des enfants, bourré d’énergie,
mais avec les années, le poids de l’éducation des parents,
de l’école et de la société,
le rouleau compresseur social a appliqué son dictat,
sur moi comme sur presque la totalité des enfants.
Mon innocence, ma spontanéité, ma gaieté
et ma joie se sont en partie estompées.
Je suis rentré dans le moule des adultes malgré mes résistances.

En grandissant, tout en restant un peu « marginal »
et en m’appuyant sur mes deux piliers, ma créativité et ma rébellion, 
j’ai toujours trouvé la force de me battre pour avancer
sans me faire aspirer par ceux
qui pensaient mieux me connaitre que moi
et qui voulaient mon soi-disant « bonheur ».
J’ai toujours cherché et choisi les meilleurs chemins pour moi,
ceux qui me faisaient vibrer et pas ceux qui m’étaient imposés.
J’ai essayé, tout au long de ce chemin de vie,
de garder une partie de mon âme d’enfant,
et c’est à travers ma créativité,
mes activités manuelles et ma connexion à la nature
que j’y suis parvenu, ce qui n’a pas toujours été simple
dans cette société d’apparence et de futilité.

Après avoir longuement travaillé sur moi
et avoir appris à lâcher plus prise sur les événements
qui s’imposaient à moi, il m’est apparu évident
que l’on doit toujours garder une part de son âme d’enfant.
J‘ai aujourd’hui, beaucoup de gratitude envers cette chance
que j’ai maintenant, de me permettre de vivre,
plus dans le moment présent avec davantage de légèreté,
et pour cela je m’accorde cet acte de reconnaissance
en reprenant ce petit nom, qui symbolise ce que je suis vraiment.

Aujourd’hui,
je me remercie tous les jours
de mes choix de vie
et d’en être là où j’en suis.

 

Comme tout un chacun, je n’ai pas toujours fait les bons choix
et j’ai aussi fait des erreurs, j’ai eu des ratés et des souffrances,
comme tout le monde.
Par compte, j’ai réussi à m’écouter
et à me respecter de plus en plus.
J’ai appris à connaître et à respecter mes limites d’acceptation,
des situations complexes et des relations difficiles et toxiques pour moi.
J‘ai appris à réagir et à changer de cap,
quand cela m’était nécessaire.
J‘ai totalement changé de vie plusieurs fois,
changé de métier, de petite amie, de lieu de vie,
quand mes besoins vitaux n’étaient plus nourris ou en danger.
J‘ai toujours essayé d’être au plus près
de mes besoins profonds et essentiels,
pour être le plus en accord possible avec qui j’étais
et avec qui je suis aujourd’hui.

A chaque moment de sa vie on change
et nos attentes ainsi que nos besoins changent.

 

Parmi mes points forts, le fait d’être curieux,
avide d’expériences nouvelles et ouvert au monde
et à la vie mon étaient précieux.

 

 

Sur mon chemin de vie,
j’ai avancé en acceptant les expériences
et les embûches que l’univers
a mis sur ma route,
pour me faire grandir
et pour que j’apprenne,
encore et encore.

 

Pour que je ne cesse
de me remettre en question et évoluer.
C’est dans ce sens que je tends à progresser aussi
pour me détacher du modèle de société matérialiste
et déshumanisé qui est proposé comme seule alternative
et finalité possible à notre existence.

Mes choix actuels ne sont pas d’être en marge de la société,
mais d’avancer en aidant l’humanité à évoluer
avec plus de conscience pour trouver un équilibre
respectueux des hommes et du vivant.
C‘est mon expérience et mes réflexions
que j’ai envie de partager, avec humilité
et franchise, avec vous.
Et c’est à travers ce blog,
en essayant d’être le plus juste possible,
que j’ai envie de faire ce partage.

 

C’est important d’apprendre à se connaître,
pour être plus en phase
avec tous les aspects de son être
et pour vivre plus légèrement
en conscience de qui l’on est.

 

 

Mon parcours de vie :

Je suis né en France, dans un village de la campagne Picarde.
Enfant la campagne était mon terrain de jeu privilégié
et Je la parcourais en vélo dans tous les sens,
même si déjà à cette époque
elle commençait dans cette région à être malmenée.
Je garde de cette période un souvenir inoubliable
de ma relation à la nature,
comme une source infinie d’équilibre et de bien-être.
J’étais passionné par les animaux
et les balades dans les bois qui n’étaient,
pour moi, qu’émerveillement.

Je suis le benjamin d’une grande famille de huit enfants
avec des parents ouvriers,
qui possédaient de grandes valeurs morales et de courage.
Je me suis retrouvé un peu observateur
de tous ces « grands » qui m’entouraient et m’intriguaient,
et c’est à travers leurs fonctionnements
que j’ai commencé à me questionner
et à apprendre sur les comportements humains.
C’est de cette époque que j’ai gardé une curiosité importante
à toujours essayer de comprendre la vie,
les humains et leurs fonctionnements,
ce qui m’a permis d’apprendre d’autant plus
de mes propres expériences.

A l’adolescence, j’ai souhaité,
contre toute attente de ma famille, rentrer aux Beaux-arts,
alors que ma mère envisageait pour moi,
en me permettant d’avoir le choix,
un avenir enthousiaste de chemineau à la SNCF
ou de facteur à la Poste.
Ce qui devait être le comble de la réussite sociale pour eux.
Cherchez l’erreur !
J’ai passé, pour faire croire à ma bonne volonté,
les concours de chemineau
et de postier que j’ai raté, ça alors, quelle malchance !
En réaction, ma mère qui était désemparée
de mon incapacité à épouser la fonction publique,
et ne sachant plus, sur l’instant, que faire de mon cas,
ma permis de passer le concours des Beaux-arts
que j’ai réussi, comme par hasard,
la vie est bien faite tout de même !
C’était un projet fou, mais la folie a du bon.

Trois ans plus tard et suite à un concours d’affiches
auquel j’ai participé et que j’ai gagné,
un membre du jury m’a proposé de faire partie de son équipe
au sein de son agence de publicité parisienne,
comme stagiaire graphiste illustrateur.
Yes, à vingt ans je partais pour la capitale.
Paris mettait inconnue, tout me restait à découvrir.
Je manquais encore à cette époque d’expériences sociales,
j’étais encore brut de décoffrage sortant de ma campagne.
Ça a été la période la plus difficile de ma vie
et certainement la plus riche,
je devais découvrir la ville et ces fonctionnements,
l’indépendance et savoir m’assumer seul,
le travail dans une entreprise très exigeante,
la vie sociale, la vie culturelle, la vie amoureuse,
tout me tombait dessus d’un coup et sans aucun soutien,
qu’il soit moral ou financier, de mon entourage proche.
C’était une période un peu folle, mais la folie a du bon.

 

 

Après deux années d’apprentissage du métier,
je me suis lancé comme indépendant, graphiste, illustrateur.
Ce ne fut pas simple, mais extrêmement enrichissant.
J‘ai appris à gérer mes dépenses pour ne pas dépenser
plus que je ne gagnais.
J’ai appris les galères pour trouver du boulot
avec une expérience derrière moi un peu limite,
enfin les B.A.BA de l’entrepreneur inconscient.
L‘école de la vie a du bon, même si c’était un peu fou,
et je vous rassure je m’en suis remis.

Après quelque temps, je me suis mis en couple
et comme ma compagne s’intéressait de près à l’écologie,
qui en était à ces balbutiements, je m’y suis intéressé aussi.
Mon enfance à la campagne avec mes connexions fortes à la nature
s’est vite rappelé à moi.
Supportant, difficilement la vie Parisienne
et pour être plus en accord avec nos valeurs,
nous avions décidé de nous installer à la campagne,
non loin de Paris pour des convenances de travail.

N’ayant qu’un petit budget à investir pour l’achat d’un bien,
il nous a fallu rapidement nous rendre compte
qu’il nous serait impossible de réaliser notre projet proche de Paris.
Nous sommes donc partie nous installer
au fin fond d’une région de rêve, la Corrèze.
Nous sommes tombé amoureux
d’une très ancienne ferme perdue dans la campagne,
qui avait énormément de charme.

 

 

Le seul bémol de cette maison était,
qu’elle était inhabitable, il y avait énormément de travaux à réaliser,
l’électricité était succincte et très ancienne.
Il n’y avait pas d’eau qui arrivait à l’intérieur de la maison,
la source arrivait dans un bac en ciment à l’extérieur.
Il n’y avait pas de toilette, il n’y avait aucune isolation,
aucun confort, la maison n’était plus habitée depuis des années,
nous n’avions pas un sou d’avance pour faire des travaux
et personne pour nous aider.

Le projet était, pas un peu, mais complètement fou,
mais la folie a du bon.

J’avais à cette époque vingt cinq ans
et je ne connaissais rien en bricolage.
J‘ai dû tout apprendre sur le tas,
plus précisément sur le tas des livres
sur le bricolage, que j’avais glanés : l’électricité, la plomberie,
la maçonnerie, la charpente, etc…
Tous ces corps de métier n’allaient bientôt,
ne plus avoir aucun secret pour moi,
ce n’est pas pour ça que je suis devenu un as du bricolage
du jour au lendemain, le temps et les expériences
avec leur lot de galères ont participé
à ce que je m’améliore petit à petit.
Je n’avais absolument pas les moyens
de faire faire les travaux par des artisans,
j’ai donc tout fait seul avec mes petits moyens et mon courage.
Et quel bonheur de créer son nid de ses mains.

Nous avions un grand terrain et comme tout bon écolo qui se respect,
nous nous sommes lancés dans la réalisation
d’un très grand jardin potager, livre à la main,
n’ayant, moi aussi bien que ma copine
jamais pratiqué le jardinage sérieusement.
Et comme cela n’était pas encore assez compliqué
nous avons pris cinq moutons
et deux chèvres comme tondeuse à gazon,
des poules pour les œufs et des canards.
Nous partagions notre temps entre notre travail de graphistes
et nos divers travaux.
Les journées étaient bien remplies et l’ennui passait son chemin,
n’osant pas frapper à notre porte de peur de se faire jeter.
Quant à la télévision, même pas la peine d’y penser,
pas le temps et même pas l’envie d’y perdre son temps.
Comme quoi, la vie est bien faite.

Me transformant en Monsieur Bricolage
dès que j’avais un peu de temps et d’argent
pour acheter les matériaux,
je restaurais ma maison de manière écologique.
Pour mes travaux, j’avais acheté une vieille machine à bois.
Je me suis mis à fabriquer des meubles et des menuiseries,
ce qui m’a ouvert à la passion
de ce matériau extraordinaire qu’est le bois.
De plus en plus passionné par ce travail du bois et délaissant du coup la publicité qui n’était devenue qu’alimentaire, j’ai décidé de me former sérieusement pour changer définitivement de métier.
J‘ai entrepris une formation pour passer mon CAP d’ébéniste
chez les compagnons pendant six mois.
Suite à ce succès, j’ai passé neuf mois
dans une école spécialisée en restauration de mobilier d’art.
C‘était passionnant, je découvrais en même temps l’histoire
à travers le mobilier d’art et la richesse
de ce patrimoine mobilier fantastique
et exceptionnel que l’on a en France.
C’était fou, mais la folie a du bon.

 

 

Suite à cette formation, j’ai quitté la Corrèze,
pas pour le Zambèze, mais pour Paris,
la capitale où tout se passe,
moi qui pensais ne plus jamais y remettre les pieds,
la vie est comme ça, imprévisible.
Paris est la ville où se trouvent
les plus importants ateliers de restauration de mobilier
et je m’y suis installé avec ma nouvelle compagne,
pensant y trouver un atelier où continuer à apprendre mon métier.
Après plusieurs expériences courtes dans différents ateliers
où je ne me sentais pas à ma place,
j‘ai décidé d’ouvrir mon propre atelier au centre de Paris,
n’étant pas Parisien et sans grande expérience,
çà se trouvait être un peu fou, mais la folie a du bon.

J‘ai commencé à travailler dans le couloir
de mon petit appartement, puis dans un squat
que j’ai partagé avec des artistes,
puis enfin je me suis trouvé un endroit de rêve
dans la cour d’un superbe bâtiment ancien.
Ce lieu bercé par l’histoire avait été pendant longtemps
une ancienne usine à papier, l’ensemble de la bâtisse reposait
sur une ossature en bois, et cela sur trois niveaux,
mon atelier se trouvait au rez-de-chaussée,
il y avait tout à aménager, mais le rêve n’avait pas de prix.

J’habitais à l’étage de cette cour dans un tout petit appartement
avec une grande terrasse que j’avais aménagée
en jardin d’ornement et en potager.
Les voisins pouvaient profiter visuellement de cette mini-jungle de verdure.

Entre-temps, je m’étais associé avec ma copine
pour créer un nouvel atelier.
Comme toute expérience est riche d’enseignements,
celle-ci n’en a pas manqués, en positif comme,
en apparence moins positif.
Pour cette deuxième partie, je n’en comprendrai les avantages
que bien plus tard.
Les avantages positifs immédiats ont été le développement de l’entreprise
et la qualité du travail réalisé,
puisque nous avions commencé à partir de ce moment-là
à ne travailler pratiquement que pour les musées nationaux.
Les désavantages qui se sont rapidement présentés
ont été les répercussions
au sein de l’entreprise et de notre couple d’avoir monté
un business en commun.
De travailler et de vivre ensemble c’est avéré être compliqué,
ce n’était pas les raisons principales de nos conflits
mais le fait d’être perpétuellement ensemble
n’a pas arrangé les choses.
Ne m’attendant pas aux conséquences de cet engagement,
il m’a fallu du temps pour pouvoir trouver les solutions
pour sortir de ce piège dans lequel je m’étais enfermé.
Notre entente ne s’arrangeant pas,
c’est au bout de quelques années
que j’ai fait le choix de prendre mes distances en partant de Paris,
pensant que celles-ci nous permettraient
peut-être de trouver des solutions mutuelles
pour faire évoluer notre relation.
Le couple y résista un mois,
l’évolution espérée se termina en séparation.

J’étais parti avec un
projet en tête un peu fou, mais la folie a du bon.
J‘avais acheté un grand plateau vierge d’une ancienne usine
dans le sud de la France
ou je voulais faire plusieurs appartements entièrement écologique
en faisant une partie importante des travaux moi-même.
Je suis descendu dans le sud pour commencer ce projet,
pensant à ce moment-là que ma vie se partagerait entre Paris
et le sud, je ne suis plus jamais remonté.
J’ai mis beaucoup de temps à me remettre de cette séparation
avec ma copine, me raccrochant à l’espoir d’une réconciliation
qui ne sait pas réalisée, c’est plus tard que j’ai compris
tous les mécanismes de cette liaison destructrice.
Et si j’en ai frôlé la mort, c’est bien parce que je m’accrochais
à un espoir qui ne pouvait plus être.
Il m’a fallu cette expérience extrême pour le comprendre
et c’est sans aucun doute cette réalité-là,
à travers cette relation-là qui ma permis d’avancer
le plus sur mon chemin de vie, comme quoi,
sans être maso, la souffrance a du bon.
J’aurais préférer m’en passer,
mais je ne savais pas à ce moment là
comment gérer mes émotions.

 

 

En sept ans de travail,
j’ai réussi à aller au bout de mon projet de réalisation
de sept appartements en matériaux écologiques,
huit cents mètres carrés de surface aménagés sur deux niveaux.
J‘ai dessiné les plans, je me suis promu chef de chantier
de mon chantier et j’ai réalisé une part importante des travaux,
tout ça avec un minimum d’argent disponible au départ du projet,
comme quoi tout est possible, il faut juste y croire,
et y mettre un peu de NIAQUE.

Je vis depuis plusieurs années avec ma nouvelle compagne
avec qui tout se passe presque à merveille,
je dis presque, parce que la vie de couple est un constant challenge.
La vie de couple n’est pas un long fleuve tranquille,
on le saurait, mais un couple heureux avance ensemble
et règle ses conflits à travers le dialogue
à la recherche des solutions en respect pour chacun,
et ça devient merveilleux.
Le bonheur arrive toujours à qui y travaille
et met les moyens en oeuvre pour le faire vivre.
Entre-temps, j’avais entrepris un long travail sur moi,
une profonde remise en question
pour faire le point sur ce que je vivais,
sur mes relations et sur qui j’étais.
C‘est au fond du précipice,
dans lequel m’a plongée ma séparation,
que j’ai dû trouver l’énergie pour en ressortir à la force des bras.
C’est à ce moment là que je me suis obligé à me prendre en charge
pour me remettre en question
et pour comprendre tous les aspects de la relation
avec mon ex-compagne.
Et c’est sans ménagement
et sans perdre de temps que je m’y suis attelé.
Et même si avant cette étape,
j’avait réussi à ouvrir des fenêtres sur des espaces de bonheur,
c’est bien à partir de ce travail de réflexion,
de remise en question et de réconciliation avec moi-même
et avec mon passé que j’ai réussi à en ouvrir les portes en grand.

Cette remise en question
est passé par le travail réalisé à travers une psychothérapie,
des stages, des conférences, de nombreuses lectures,
puis une formation de coach de vie.
C’est ce parcours qui m’a permis de comprendre,
un peu mieux, l’essentiel de la vie,
et c’est pour cela que je me permet aujourd’hui
de vous proposer mon expérience.
C‘est une nouvelle étape sur mon chemin d’évolution
et d’expérience que j’ai envie de partager avec vous.
C’est fou, mais la folie a du bon.

 

 

                                                      Gratitude à la vie

                                                                                    Koko